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16 Nov201719h31

Un petit dessin... vaut plus que 1000 mots

Posté par Shivaya

Parfois... si ce n'est toujours.
Si vous avez aimé les dessins de Red ! ici ou ailleurs, retrouvez les dans une compilation préparée par l'association Agir pour l'Environnement et vous pouvez même les aider à la publier en allant sur leur Ulule

06 May201716h52

Ni l'une ni l'autre

Posté par Shivaya

Pour un autre son de cloche que le matraquage médiatique :

Ruffin sur Médiapart, mais aussi d'autres comme l'escroquerie, ni banquier ni raciste, la pièce double face, l'abdication, l'injonction et l'insoumission.

Des vidéos aussi : l'abstention dans la joie et le candidat des médias.

Les dessins qui disent plus que tous les longs discours :

La manipulation pour les nuls

11 Jan201711h26

Faucheurs de chaises

Posté par Shivaya

Toujours dans la série

"Mouvement non violent de désobeissance civile matiné de cybermilitantisme..."

Étant abonnée à la newsletter d'Attac, je suis depuis un moment les actions des "Faucheurs de chaises" dans les banques françaises, action non violente contre la fraude et l'évasion fiscale des banques, et je me demandais quand et quelle banque allait finir par "craquer" et déposer une plainte. Je ne sais pas si elles se sont réunies et ont tiré à la courte-paille pour savoir qui allait s'y coller, mais c'est la BNP qui a dû avoir la plus courte. Elle a dû aussi se dire qu'en faisant ce qu'il fallait le procès se déroulerait dans un "bled" perdu des Landes et que personne n'en entendrait parler… raté. C'est mal connaitre les nouvelles générations de militants et le résultat est des plus délectable.

Des journalistes en pagaille (sauf les chaines nationales qui se sont gardé de déplaire à leurs annonceurs), des politiciens plus ou moins professionnels, des têtes d'affiche comme Eva Joly en avocate de la défense, au total 2 000 personnes venus assister au procès de la BNP Jon Palais, faucheur de chaises

Tous les détails sur le site d'Attac, mais aussi dans de nombreux journaux et émissions de radio.

Le premier procès d’un Faucheur de chaises s’est tenu à Dax cet après-midi. Plus de 2 000 personnes et de nombreux soutiens associatifs, syndicaux et politiques sont venus de toute la France pour dénoncer l’injustice fiscale. L’État a confirmé la légitimité des actions de réquisition de chaises en demandant la relaxe de Jon Palais alors que BNP Paribas a demandé 1 € de dommages et intérêts et a brillé par son absence à l’audience. Le verdict sera rendu le 23 janvier prochain. La suite ici

10 Jun201612h08

Jusqu'ici tout va bien...

Posté par Shivaya

"ce qui compte, c'est pas la loi travail, c'est l'insurrection qui vient..."

Cette jolie petite phrase qui mélange un excellent film et un tout aussi excellent pamphlet est un tag relevé sur ce site qui collectionne les photos prises pendant les manifestations et postées un peu partout sur la toile, des photos de "poésie" urbaine, parfois drôle, parfois moins, mais toujours juste.

Depuis novembre, l'état d'urgence a été établi et cette décision n'est qu'une preuve de faiblesse. Comme c'est bien expliqué ici, l'état d'urgence a été utilisé par l'Allemagne pré-hitlérienne puis par Hitler, c'est un outil de dictature et l'utilisation du 49.3 par la suite n'en est que la démonstration. En résumé, croire que la France est encore une démocratie est une illusion soigneusement entretenue par les médias, mais aussi par une négation collective qui veut que "ça ne peut pas arriver chez nous". Les Allemands des années 30 pensaient sûrement la même chose.

Depuis fin mars, la révolte couvait et depuis la loi El Khomri, elle gronde.

Cela fait longtemps que je me demande pourquoi si peu de gens sont conscients du pouvoir qu'ils ont avec leur porte-monnaie, mais aussi avec leurs emplois. Bien plus de pouvoir qu'avec un bulletin de vote.
Nous vivons dans une société gouvernée par l'argent et le peuple croit encore que le système français est un modèle de démocratie. Des décennies de lavage de cerveau scolaire et médiatique ont imprimé ce mensonge de façon profonde. Que faut-il faire pour que l'esprit critique revienne, pour que l'évidence apparaisse, pour que le pouvoir personnel soit à nouveau une vérité ?

Une société gouvernée par l'argent ne craint qu'une chose, l'arrêt de la machine à faire de l'argent. Et cette machine, c'est le peuple : c'est lui qui fait tourner la machine par son travail et par sa consommation. Qu'il arrête de le faire et ceux qui gouvernent ne tiendront pas 24h. C'est aussi simple que ça. Et pourtant ceux qui luttent aujourd'hui dans la rue ou dans les entreprises sont minoritaires. Pourtant ils se battent pour tout le monde.
Ce n'est pas une question de syndicats, de couleur ou de casseurs. La lutte est la même et chacun peut participer sans obligatoirement se rallier à l'un ou l'autre. Ne pas aller travailler, passer du temps avec ceux qu'on aime... un jour, deux, jours, trois jours... si tous ceux qui veulent que ça change le font, ça ne durera pas longtemps.

À moins que, comme les Romains, les jeux du cirque soient plus fort et que le saint ballon rond fasse oublier à chacun la lutte de la rue. C'est pourtant le meilleur moment de tout bloquer parce que rien ne symbolise plus le règne de l'argent que cette compétition.

Bonne préparation du 14 juin à tous

12 Apr201613h57

Nuit Debout

Posté par Shivaya

Mouvement non-violent de désobeissance civile matiné de cybermilitantisme...

Ça a commencé par une "nuit rouge" organisée par François Ruffin et le journal Fakir et – peut-être contre toute attente – ça a tenu, ça a même fait tache d'huile en province. Aujourd'hui, 43 mars, ça continue et ça grossit.

Les analystes de tout bord essaient de comprendre ce mouvement qui ne correspond pas aux critères établis et finissent souvent par y opposer les autres formes de luttes et leurs partisans pour étayer leur discours anti-Nuit Debout.

Toutes les informations sont disponibles sur le site Nuit debout
Le tour du net et des reseaux sociaux vous donneront les infos manquantes et si l'envie vous prend de participer, il y a sûrement un lieu occupé proche de chez vous.

20 Aug201509h26

Comment tout peut s'effondrer

Posté par Shivaya

Petit manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes

Je vous mets la présentation officielle parce que c'est le plus simple, mais n'hésitez pas à parcourir le web si vous voulez trouver des vrais critiques écrites par des gens pleins de talents rédactionnels qui vous en diront peut-être plus. Ou pas.

Pour ma part, je n'aurais qu'un commentaire : lisez-le. Et n'attendez pas pour le faire. C'est sûrement le bouquin le plus urgent et le plus important paru ces dix dernières années.

Et si notre civilisation s’effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d’auteurs, de scientifiques et d’institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu’elle s’est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d’éviter un tel scénario ?

Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d’un possible effondrement et proposent un tour d’horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu’ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d’entre nous, ce livre redonne de l’intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd’hui, l’utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L’effondrement est l’horizon de notre génération, c’est le début de son avenir. Qu’y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...

Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d’effondrement, de transition, d’agroécologie et des mécanismes de l’entraide, il est l’auteur de Nourrir l’Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).

Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.

Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.

Les éditions Seuil

Et en plus, vous y trouverez la raison de la création d'OPLF, il y a une douzaine d'années... :)