Faucheurs de chaises

Toujours dans la série

"Mouvement non violent de désobeissance civile matiné de cybermilitantisme..."

Étant abonnée à la newsletter d'Attac, je suis depuis un moment les actions des "Faucheurs de chaises" dans les banques françaises, action non violente contre la fraude et l'évasion fiscale des banques, et je me demandais quand et quelle banque allait finir par "craquer" et déposer une plainte. Je ne sais pas si elles se sont réunies et ont tiré à la courte-paille pour savoir qui allait s'y coller, mais c'est la BNP qui a dû avoir la plus courte. Elle a dû aussi se dire qu'en faisant ce qu'il fallait le procès se déroulerait dans un "bled" perdu des Landes et que personne n'en entendrait parler… raté. C'est mal connaitre les nouvelles générations de militants et le résultat est des plus délectable.

Des journalistes en pagaille (sauf les chaines nationales qui se sont gardé de déplaire à leurs annonceurs), des politiciens plus ou moins professionnels, des têtes d'affiche comme Eva Joly en avocate de la défense, au total 2 000 personnes venus assister au procès de la BNP Jon Palais, faucheur de chaises

Tous les détails sur le site d'Attac, mais aussi dans de nombreux journaux et émissions de radio.

Le premier procès d’un Faucheur de chaises s’est tenu à Dax cet après-midi. Plus de 2 000 personnes et de nombreux soutiens associatifs, syndicaux et politiques sont venus de toute la France pour dénoncer l’injustice fiscale. L’État a confirmé la légitimité des actions de réquisition de chaises en demandant la relaxe de Jon Palais alors que BNP Paribas a demandé 1 € de dommages et intérêts et a brillé par son absence à l’audience. Le verdict sera rendu le 23 janvier prochain. La suite ici