Je suis complotiste

parce que je peux prendre du recul face à des situations et des comportements suspects

Dans les années 70-80 en Angleterre, les mouvements LGBT avaient pour habitude de se réapproprier les insultes et les anathèmes propagés par les tabloïds et les journaux pour en faire des mots courants et les utiliser pour des manifestations festives, dépouillant ainsi de toute substance ces insultes.

Je suis complotiste donc, écrit en blanc sur fond noir...
Je suis complostiste, c'est à dire une personne qui peut prendre du recul face à des situations et des comportements suspects pour son bien être et celui d'autrui envers et contre l'oppression.
Je suis complotiste parce que je ne crois pas ce que me raconte la presse, le gouvernement, les autorités, bref, toute personne qui essaie de me faire croire qu'elle peut penser à ma place.
Je suis complotiste parce que je défends la liberté d'expression, la mienne et celle des autres et surtout celle de ceux avec qui je ne suis pas d'accord parce que la liberté d'expression n'est pas à géométrie variable. Elle est ou elle n'est pas.

Aujourd'hui, des députés "Marcheurs" en mal de dictature s'érigent en directeur-trice de la pensée et se permettent de dicter à des journalistes ce qu'ils doivent penser, Ilana Cicurel allant même jusqu'à dire à la journaliste qu'elle s'expose... s'expose à quoi ? Et que dire de Mounir Mahjoubi qui demande le "renvoi" de Martine Wonner de l'Assemblée nationale, avec un total mépris des électeurs qui l'ont élue pour les représenter.

Que s'est-il passé pour qu'une hystérie collective se déclence de cette façon chez les "Marcheurs" ? Un documentaire est sortie le 11 novembre. Il s'intitule Hold-up, retour sur un chaos. Depuis ce jour là, tous les médias appartenant aux cinq industriels milliardaires qui possèdent la presque totalité de la presse en France sont unanimes et reprennent en coeur la même insulte, "complotiste". Et cette insulte leur donne le droit de bafouer la liberté d'expression, de hurler au danger public, de se répandre en calomnies sur tous les intervenants du documentaire, de parler de "budget blockbuster" pour un documentaire financé en participation citoyenne...

Que raconte donc ce documentaire qui déclenche une telle panique médiatique et politique ? Il présente une autre approche de la crise sanitaire actuelle et surtout un autre narratif que celui du gouvernement qui essaie de persuader toute une population que la seule solution possible est une solution liberticide et autoritaire. Je ne vais pas vous donner mon avis sur ce documentaire parce que c'est à vous de vous faire votre opinion et que mon opinion n'a pas plus de valeur que la vôtre.

Quant à la panique générale des médias et des politiciens, le psychanaliste Michel Rosenzweig l'a très bien résumée dans l'un des rares journal encore indépendant :

Mais de quoi ont-ils peur au juste et pourquoi tant de réactions épidermiques, exacerbées, oui pourquoi tant de haine même, comme s'il y avait réellement le feu au lac, ou péril en la demeure?
De quoi donc cette peur est-elle constituée et de quoi nous parlent les croisés enragés de la foi du Covid qui tiennent tant à défendre leur dogme incontestable, ne supportant aucune contradiction ni aucune remise en question ?

C'est là qu'il est utile de convoquer l'inconscient, car quoi qu'on puisse en penser, nous sommes encore tous et toujours gouvernés par ce continent immergé décrit par le père Freud il y a un siècle.

Ce qui est frappant, ces dernières 24h, c'est l'embrasement des réactions des complotophobes et leur acharnement parfois violent contre les protagonistes du film.
On a vraiment le sentiment que ce documentaire les a atteints au "bon" endroit, au lieu-même de leurs conflits névrotiques, au centre de leur QG stratégique, au cœur du réacteur nucléaire de leurs émotions contradictoires inconscientes, inavouables, indicibles, refoulées.
Comme si leur discours et leurs convictions avaient été frappés de plein fouet par un missile conceptuel dangereux, cet autre narratif du Covid qui aurait atteint sa cible, touchée coulée, comme si leur logiciel avait été infecté par un virus dangereux mettant en péril l'édifice conceptuel officiel, pulvérisant leurs croyances en générant un sentiment d'insécurité allant même jusqu'à la panique et la crise d'angoisse.
Comme si ce "Hold-Up" avait réveillé les dormeurs et les endormis, agissant comme un catalyseur ou un révélateur, à l'instar d'un cauchemar qui réveille le dormeur pour l'empêcher de continuer son rêve dérangeant trop intense, comme si ce qui est exposé dans le film pouvait tout d'un coup être plausible, envisageable, chose inacceptable et insoutenable pour une conscience formatée et docile.

Car si cette version, qui n'est qu'une hypothèse de travail dans le film puisqu'elle est proposée comme telle dans le but de faire réfléchir autrement, si ce narratif alternatif tient la route ne fusse qu'une seule seconde, alors elle devient crédible. Mais elle fait peur et elle effraye tellement qu'elle provoque chez de nombreuses personnes un rejet violent qui n'est en fait rien d'autre qu'un mécanisme de défense du moi sous forme de déni de réalité, le fameux "je n'en veux rien savoir", trop dangereux à envisager.
Car enfin, restons logiques et sérieux un moment : si ce film n'est qu'un ramassis de délires conspirationnistes complotistes débités par des personnes non crédibles tenant des propos ridicules et mensongers non sourcés, où est alors le souci ? Il eût suffi de laisser pisser le mouton et de l'ignorer.

Pour ma part, cette panique générale et cette hystérie m'ont apporté... du bonheur... Enfin !!! Quelqu'un a mis un grand coup de pied dans la fourmillière du mensonge ! Enfin... je n'avais pas aussi bien dormi depuis plusieurs mois. Merci aux auteurs de ce documentaire, ne serait ce que pour cette amélioration de mon humeur...

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